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Jalouse n°133 - 2010 - Page 52 / 53

JALOUSE n°133 de 2010 / Page 52 / 53

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2018

L'a gen da tout ce qu'on a aimé, écouté et découvert cet été.

Faites-nous confiance : vous allez déguster.

Beau, mutique et raffiné.

Richard gere, dans american gigolo, ce n'est pas juste une histoire de culte.

Bca culte appellemoi!Histoire de peau et de style, ce cultissime american gigolo parle de sexe, de mort et d'argent.

Avec le torride et mutique richard gere et la sublime lauren hutton.

Sous le soleil exactement.

Un éphèbe longe la côte pacifique dans sa décapotable au son électrique du call me de blondie et, déjà, la décadence frappe à l'envers : solaire au lieu d'être nocturne, hédoniste au lieu d'être désespérée.

Scène après scène, les images carrossées comme des cadillac mettent knock-out, pour finir par se graver de manière indélébile dans un coin de la mémoire.

Inspiré paradoxalement par le pickpocket minimaliste de robert bresson, paul schrader, le scénariste de taxi driver, saisit à la perfection le narcissisme matérialiste de cette décennie qui commence, celle de la frime, des années pré-bret easton ellis.

Le shopping effréné s'assimile ici à un mode de vie et le paraître prend le pas sur la morale à force de chemises coupées sur mesure.

Un vide intersidéral à portée de main qui protège (à peine) de la chute.

Schrader fait de nous des voyeurs car son american gigolo a un visage et surtout un corps : celui de richard gere, pendu au plafond en chauve-souris pendant sa gym ou, shocking pour l'époque, alangui et totalement nu après une nuit torride devant des stores vénitiens.

Sourire sexy et tellement élégant gere joue julian, un playboy à la sexualité ambiguë (ses 'amies' et sa mère maquerelle l'appellent 'julie'), qui sert de joujou à de riches rombières pour satisfaire ses propres goûts de luxe, jusqu'à ce qu'il soit impliqué dans une sale affaire de meurtre sm.

Et qu'il rencontre une femme qui lui donne une pub délirante sur grand écran le tout se situe à l'épicentre ultime du bling-bling californien : beverly hills.

à l'arrivée, un film stylé à mort, illuminé par miss hutton, plus belle que jamais et habillée à la perfection (jean cigarette, chemise de soie, pochette de cuir rouge et talons) par son ami giorgio armani.

Celui-ci conçoit tous les costumes du film, flambants à souhait, et cette pub délirante sur grand écran le lance définitivement sur orbite.

Stylé lui aussi, l'autre giorgio du film : giorgio moroder, l'empereur du synthétiseur (compositeur entre 51 'un film stylé à mort, illuminé par miss hutton, plus belle que jamais' envie d'autre chose que d'un nouveau costume.

Et quelle femme!Michelle, alias lauren hutton, mannequin star des années 60, qui posa entre autres pour avedon, le séduit et séduit la terre entière, ses dents du bonheur à peine cachées derrière un sourire sexy et tellement élégant.

Une vision angélique, à cent lieues de l'enfer symbolique de cette boîte gay hardcore où des mecs en cuir tapent en rythmes les talons de leurs bottes.

Julie vient y chercher de l'aide dans une nuit à peine éclairée de néons rouges, assommée de beats furieux.

Pour se rendre compte, au petit matin devant un cadavre, que, dans cet univers vicié, il n'y a qu'une seule règle : no exit!Autres pour scarface et flashdance).

Il choisit de faire interpréter le hit du film call me par la nouvelle sensation de 1980, un petit groupe encore méconnu, blondie.

Merci, giorgio!L'esthétique est là, il ne reste donc plus qu'à se laisser porter par l'intrigue de ce film jouissivement graphique : quand une histoire de cul devient une histoire d'amour.

American gigolo, de paul schr ader (1980).

Avec richard gere, lauren hutton et nina van pallandt (dvd par amount).

Par delphine valloire.

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