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Jalouse n°40 - 2001 - Page 78 / 79

JALOUSE n°40 de 2001 / Page 78 / 79

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2018

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Comme l'épiderme, il est le premier contact superficiel vertical qu'on a avec les individus, c'est un reflet de soi.

Il est ce qu'on a envie de donner à voir et de représenter : on s'habille différemment quand on travaille et quand on sort.

Ce qui est important, c'est que les ados aient une vêture qui leur soit propre, ils sont leaders de la mode; dès qu'une mode marche avec eux, le monde des adultes, des bébés, des enfants, se l'approprie.

Ils nous expliquent la mode, cela n'aurait donc pas de sens de travailler sans les créateurs.

D'autre part, il n'y a pas d'uniforme dans notre unité.

Les ados peuvent donc s'identifier ou rejeter la manière dont le personnel s'habille, ils se construisent ainsi en critiquant.

On n'avance que par la critique.

L'habit, c'est donc un habitat, un espace?Oui.

C'est un espace que l'on se crée, comme l'ado- lescence est une interface entre l'enfance et le monde adulte.

Comme l'espace arthur est un espace que l'on intègre et que l'on quitte.

Le rythme du vêtement, c'est au plus six mois.

Pour l'ado- lescence, c'est pareil, et l'on apprend ici à ranger un vêtement comme l'on range une période de sa vie.

Produits d'entretien a comme anorexie si votre petite smu r est anorexique, vous constaterez son amaigrissement croissant, une aménorrhée (interrup- tion des règles), une peur forcenée de grossir et un rejet du corps (elle manquera totalement d'objectivité en le trouvant trop gros et le refusera en tant que féminin).

Elle aura un penchant pour la collection de recettes et d'ustensiles de cuisine, mettra trois quarts d'heure pour finir son yaourt, une heure pour découper sa viande.

Si elle ne vous échange pas son assiette contre un bouquin, elle cher- chera par tous les moyens à vous gaver des nombreux plats qu'elle cuisine et auxquels elle se refuse systématiquement.

Il peut en découler : frilosité, asthénie, sécheresse de la peau, douleurs digestives, apparition du laguno (duvet sur la peau du visage et du tronc).

Autres signes particuliers : elle ne se privera d'aucune épice pour relever les plats, elle vous récitera avec une précision décon- certante le nombre de calories de votre brunch, fuira tout ce qui est gras et lourd equation de l'anorexique: dépenser plus qu'elle ne consomme + imaginaire corporel (corps, bien que maigre, trop gros) + imaginaire alimentaire (un aliment est un ensemble de calories).

B comme boulimie si vous constatez qu'elle vient d'ingérer tous les paquets de gâteau d'un seul coup et qu'elle est frappée d'une gastro éclair, interrogez-vous.

La boulimie se traduit par l'ingestion massive d'un maximum d'aliments en un minimum de temps.

Les crises sont généralement suivies d'un gros malaise : anxiété, colère, autodépréciation, phobie de prendre du poids et mesures draco- niennes pour ne pas (re-)grossir.

Dans ces deux cas d'addiction alimentaire (a et b), elle cherchera à se débarrasser des aliments : vomissements, prise de laxatifs, activité physique intense, etc.

: pour considérer qu'une personne souffre de boulimie, il faut que ces crises soient régulières (au minimum deux fois par semaine et plus de trois mois de suite.

Sinon on pourrait facilement considérer que la boulimie est le lot de chacun(e).

Equation de la boulimique : dépenser ce qu'elle (féculents, pains, fromages) et aura tendance à vous attirer pendant les courses vers le rayon des produits lights.

Au programme : désintérêt pour les relations sociales, penchant non dissimulé pour les activités sportives d'endurance (jogging, natation, aérobic, etc.

) et les travaux intellectuels (les anorexiques sont décrites comme d'excellentes élèves).

Elle pourra également être sujette à des crises solitaires et discrètes de boulimie.

Z l7 o w vient de consommer + pesée systématique.

C comme conclusions immédiates en dehors des contextes fami- liaux, héritages génétiques et situations particulières, on a plus de chance d'être anorexique ou boulimique :1/quand on est une femme ; 2/ aujourd'hui ; 3/ dans un pays 'développé', de culture occidentale ; 41 si l'entourage attache une forte importance à l'aspect physique ; 5/ si l'on considère que minceur rime avec succès ; 6/ si l'on n'a pas d'ali- mentation équilibrée et régulière.

Quelles solutions?1/ ne surtout pas dramatiser car ça se soigne ; 21 discuter, communiquer fronta- lement sans pratiquer l'allusion blessante ou la 'dépréciation hostile' ; 3/ simple observation un certain archétype féminin plane et les pathologies appa- raissent à mesure que l'écart entre l'être et le 'devoir être' se creuse ; 4/ les régimes amaigris- sant non contrôlés sont poten- tiellement dangereux ; 5/ don't forget : quelques femmes sont top model.

Et trois milliards au moins ne le sont pas.

Alors, aimez-vous comme vous êtes.

78 jalouse au 9 a devorer l'auteur, psychiatre et psychanalyste, fait le lien entre les dérèglement alimentaires et la société de consommation.

Il montre comment débusquer et comprendre l'anorexie avec une finesse d'analyse (normal!) qu'on n'a pas trouvée ailleurs (thierry vincent, l'anorexie, odile jacob, 248 p.

Si les livres de psychologie vous gonflent, lisez celui-ci.

'anorexique, ça commence comme ano- rak mais ça finit en hic' (p.

Les jours sans faim, c'est l'inverse, un grand hic originel, celui du corps de laure, 36 kg pour 1, 75 m, alimenté par nutripompe dans un hosto.

L'écriture du constat mime de l'intérieur engrenage et symptômes : 'un après-midi entier pour digérer deux o:ufs (.

), avant chaque repas toujours la même appréhen- sion (.

), il faut encore manger (.

), elle a accepté le contrat.

On nejette pas la nourriture dans les toi- lettes, on ne la refile pas aux copains, on ne prend pas de laxatif, on ne vomit pas après les repas.

' lou selvig, les jours sans faim, grasset, 211 p.

Or laurent chevalier, que votre alimentation soit votre première médecine, fayard, 255 p.

Lionelle nugon-baudon, toxic-bouffe : le dito, j'ai lu, 350 p.

Dr alain perroud, tout savoir sur l'anorexie et la boulimie, favre, 176 p.

Anita desai, le jeûne et le festin, mercure de france, 255 p.

Corinne hoex, le grand menu, ed.

De l'olivier, 124 p.

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