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L'OFFICIEL DE LA MODE n°125 de 1932 / Page 12 / 13

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2017

L'officiel de la couture» Paris la '.

Charmante mariette de rauwera fut très applaudie à la réunion artistique de molitor, la voici en tenue de patinage.

Panama, n'eut pas d'apologiste plus fervent que lui et en le poussant bien vous lui ferez avouer que les affaires oustric lui ont englouti dix années d'économies.

Ces défaitistes 1931, et malheureusement ils sont légion, ont trouvé dans la crise économique, matière à leur acrimonie ; ils affichent un nouveau snobisme, celui de la pauvreté.

Certes, l'époque actuelle est dure, et il est vain de prétendre qu'elle ne conduira pas à une réorganisation de notre existence ; mais nous nous précipitons avec excès.

Depuis quelques années, notre horizon était désaxé, les trains de vie s'étaient emballés, ils ont déraillé.

Nous ne reverrons jamais le temps des bourses incendiaires, où nos jeunes gens gagnaient une bugatti entre deux coups de crayon.

Le paysan, à l'heure de l'angelus, n'écoute plus, comme l'avait si typiquement imaginé rip, les cours des valeuu qui lui arrivent par radio, il reprend son sillon, c'est logique ; le grand millet ignorait la huanchaca.

Ne pas coucher à deauville au quinze août» Une nuit au prix du gain mensuel d'un bon ouvrier, ne fut pas cette année un des- honneur» Les réveillons seront calmes, car l'argent devient malaisé à gagner, mais par contre, il garde sa valeur.

Voici que s'opère une sélection et les champignons disparaissent.

Il y avait trop de restaurants, trop de cabarets, et beaucoup trop de garages.

Signe des temps» Dix fois cent francs, redeviennent mille francs et non plus un billet» Au maître d'hôtel attentif, le gigolo joyeux ne jette plus : « garçon, une bouteille!» mais posé- ment, commande du mumm cordon rouge.

Jadis, haut en couleur, imposant, le geste large et l'aspect exotique, tel gentleman trônait dans les restaurants des champs-elysées.

Personne mieux que lui ne tutoyait les jolies femmes, il vendait de tout, tableaux anciens et modernes, tapis, bijoux, voitures américaines et son goût s'étendait aux parfums et aux appartements à décorer.

Il eut un carnet de chèques sur une banque de new-york, c était plus chic, puis demanda des ouvertures de crédit aux chas- seurs des établissements qu'il fréquentait.

Il fait aujourd'hui des écritures aux assurances sociales.

Quel bouleversement, il fallait autrefois paraître argentin ou parler britannique pour pénétrer dans feu le florida.

Aujourd'hui, on redoute les porteurs de livres, et le dollar est parfois suspect.

Brummel n'en croirait pas ses yeux, les dandys se font blanchir à paris, et m.

Rosengart dévisage les rolls.

Le dancing est périmé» Vive la boîte à matelots» Le bridge bat en retraite devant la belote,» Le bar est condamné par le tabac- bistrot.

Il ne faut pourtant pas se laisser aller au découragement, le défaitisme est un poison sournois qui s'infiltre, qui ronge, c'est un manque de morale et aussi de courage.

Précisément parce qu'elle est moins atteinte que les autres pays, la france doit donner le signal du réveil.

La mystique de la confiance n'est pas vanité ; faisons un retour sur nous-mêmes ; et nous constaterons que le présent n'est pas trop affligeant.

Nos commerçants, nos industriels font des miracles pour faire mieux et moins cher, et le coût de la vie baisse sensiblement.

Notre goût se maintient, c'est notre prestige ; nous devons le préserver d'une médiocrité où le conduirait fatalement une poli- tique de sacrifice et de privation.

Saluons les efforts de tous ceux qui se réadaptent intelligemment, montrant qu'ils ont compris l'actualité.

A un moment où il convient d'éviter le gris, le neutre, l'uni- formité, je souligne une fois de plus le rôle de l'automobile et de la belle carrosserie.

Toutes deux, inséparablement liées, expriment à merveille notre classe, la qualité de notre fabrication.

De plus en plus, on remar- quera l'originalité d'une voiture et sa facture personnelle, la belle tradition d'avant-guerre ne demande qu'à renaître, les gens de goût s'y prêteront.

Cette saison, la rivièra, en dépit de tous les pronostics, sera quand même accueillante, et rassurez-vous, détracteurs, plus ou moins intéressés, cannes et ses ambassadeurs connaîtront une vogue égale.

Gloria swanson compte y passer ses vacances, elle a épousé un très joli garçon, m.

Michael farmer, qui, à saint-moritz, portait un smoking fleuri d'un œillet, comme pas un.

Ils se sont connus au palm beach de cannes, à l'heure du planking ; mariés à hollywood, ils passent leur lune de miel sur la croisette.

L'écran popularisera ce triomphe de la riviera.

Les sports d'hiver ont commencé à pans, à la piscine molitor devenue piste à patiner.

Diana fait des figures, là même où weis- muller lui apprenait à nager et plusieurs fois par semaine, au palais des sports, jeff dickson révèle l'incomparable hockey sur glace.

Jean fayard, que j'ai toujours connu, nous a exprimé avec délicatesse le romantisme moderne dans son mal d'amour que les goncourt ont justement primé.

Marie galante, de jacques deval, exalte de manière poignante l'amour de la france ; voilà un ouvrage auquel le qualificatif de chef-d'œuvre s'applique parfaitement.

Il développe le plus beaudes nationalismes» Le moins inquié- tant, celui du cœur.

Mais ne nous laissons pas aller à ce chauvinisme sans bornes et plus prosaïques, en secouant les dés du nouveau jeu en vogue, refusons-nous à l'appeler backgammon» Puisque nous avons reconnu notre bon vieux jacquet.

Mlle sitn flore est armée pour une course en bobsleigh.

Ensemble télémaque de tummer en tissu marron slantserew.

Pull-over et béret en lainage bleu de roi.

Suzanne talbot photo d'ora.

Mme paul dubonnet is picturedhère wearing a smart new création from j.

Mother of pearl coloured straw is trimmed with a black felt ribbon bow.

Mme paul dubonnet porte cette nouvelle création de j.

Suzanne talbot en paille nacrée, garnie d'un nœud de ruban feutre noir.

Mme paul dubonnet, luce esta nueva creaciôn de j.

Suzanne talbot en paja nacarada, guar- necida de un lazo de fieltro negro.

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