ARCHIVES

 
[ x ] Fermer

L'OFFICIEL DE LA MODE n°172 de 1935 / Page 24 / 25

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2017

L'officiel de la couture» Paris mariage princier a londres fm1.

Princesse le roi princesse vicomtesse duchesse elisabeth.

Duc et duchesse de gloucester les nouveaux mariés.

Lady alice scolt, duchesse de gloucester.

Tendances de la demi-saison nous avons eu avec les collections de demi-saison une idée très nette de ce que sera la mode au printemps prochain.

Toujours assez droite, la ligne est cependant infiniment gracieuse et féminine.

La coupe très étudiée marque une souplesse harmonieuse, aux corsages des robes, blousant dans la ceinture, et aux bas des jupes légèrement évasées.

Le tailleur tient une place importante, et ceci pour chaque heure du jour ; il a un aspect net et gracieux qui en fait le vêtement pratique et élégant par excellence.

Des blouses de toutes sortes, en tissus les plus variés, montantes ou décolletées complètent ces costumes.

Deux formules pour les manteaux : la ligne ajustée, enveloppante, ou de forme vague, élargie dans le dos par des plis ou des godets, rarement aussi long que la robe.

De toutes façons, des manches larges, sans l'être autant cependant que la saison passée ; peu de cols, ou très petits.

Interprétations variées pour le soir ; on peut cependant signaler une tendance très affirmée vers une grande souplesse et du flou qui se traduit par des drapés, du blousant, des manches importantes courtes ou longues, des effets d'ailes, de nœuds volumineux.

La plupart des jupes très ajustées aux hanches s'élargissent à partir des genoux dans un mouvement en ampleur, ou bien continuant la ligne du fourreau, elles sont travaillées de fronces qui donnent, à la hauteur des genoux, une légère aisance à la marche.

L'attention de la couture semble s'être spécialement concentrée sur les détails, dont la richesse et l'originalité semblent plus que jamais être à l'ordre du jour ; parmi ceux-ci, la passementerie, tombée, pendant de longues années dans un injuste oubli, tient de nouveau une place de premier ordre ; galons, brandebourgs de soie ou de métal, broderies de soutaches mettent sur les modèles une petite note martiale et gracieuse à la fois, du plus séduisant effet.

Aux robes d'après-midi et du soir, nous voyons des résilles et des franges d'albène, des garnitures de lingerie, de dentelle blanche, de velours, de lamé piqué en cols, poches, plastrons, ceintures.

Ces dernières font d'ailleurs l'objet d'une variété inouïe ; elles sont en tissu, en cuir, en paille, en métal de couleurs et de formes inat- tendues ; toujours charmantes, elles donnent un caractère personnel aux toilettes qu'elles accompagnent.

Pour le jour aussi bien que pour le soir, les fleurs sont l'ornement précieux par excellence.

Elles ont une grâce fragile et vivante dont la femme aime à s'entourer ; parfois si éclatantes qu'il faut les tou- cher pour se persuader qu'elles sont artificielles, on les voit aussi faites dans le tissu de la robe, mais l'aspect est toujours essentielle- ment raffiné.

Les fourrures sont devenues la parure de toutes les saisons ; disposées en bandes, elles bordent les jaquettes, on les voit aussi en plastrons, en manches, en revers, mais rarement en cols.

Pour le soir, les capes de renard, de vison ou d'hermine sont travaillées d après une technique très neuve et vraiment heureuse.

Les tissus semblent chaque jour être plus nombreux ; les mélanges de lainages unis et fantaisie sont fort en vogue et il n'est pas une collection qui ne présente des modèles dans lesquels quadrillé ou écossais voisinent avec de l'uni.

L'intérêt de ces mélanges réside dans un aspect toujours neuf et dans le nombre des combinaisons qu'ils permettent.

Le jersey, le gros tricot à la main sont très appré- ciés des sportives et des voyageuses : les nouveaux points serrés garantissent la bonne tenue de ces tissus si pratiques.

Pour l'après- midi, les lainages fins et les soieries souples se partagent la faveur de la couture.

Les remarquables tissus en rayonne semblent à chaque saison subir de nouveaux perfectionnements, spécialement les satins à envers très crêpé ; cet effet est obtenu par une grosse torsion très accentuée du fil.

Outre l'albène mat à la tenue superbe, nous voyons des crêpes satins d'albène imprimés du côté crêpe de dessins origi- naux.

Le rhodia donne des satins épais réversibles, d'un éclat discret, au toucher souple ou ferme ; en un mot, tous ces tissus, par leur technique irréprochable, leurs tonalités sombres ou claires ou la variété de leurs patrons ont su attirer et retenir l'attention d'un public d'élite.

Pour le soir, nous citerons encore les velours infroissables, les taffetas et les satins, les mousselines et les dentelles, ces merveilles de l'industrie française qui, en inspirant la haute couture, contri- buent si puissamment à la création de véritables chefs-d'œuvre.

22 le château a'hénonville dans un décor d'automne.

Si vous souhaitez utiliser le texte ou les images de cette page. Cliquez ici

Rechercher :

OK
Ce numéro 1935 Années 1930 Tout
 
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 1/1

L'Officiel de la Mode
n°172 de 1935

L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 2/3
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 4/5
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 6/7
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 8/9
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 10/11
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 12/13
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 14/15
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 16/17
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 18/19
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 20/21
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 22/23
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 24/25
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 26/27
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 28/29
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 30/31
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 32/33
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 34/35
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 36/37
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 38/39
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 40/41
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 42/43
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 44/45
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 46/47
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 48/49
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 50/51
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 52/53
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 54/55
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 56/57
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 58/59
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 60/61
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 62/63
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 64/65
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 66/67
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 68/69
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 70/71
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 72/73
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 74/75
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 76/77
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 78/79
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 80/81
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 82/83
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 84/85
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 86/87
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 88/89
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 90/91
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 92/93
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 94/95
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 96/97
L'Officiel de la Mode 1935 - n°172 - Page 98/99
124 pages
1 à 100   SUIV >>