L'OFFICIEL DE LA MODE n°702 de 1984 / Page 76 / 77
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2013
|
A ;1 - ' * er /**fct' finis les régimes de famine les plus anarchiques et les plus fous. Aujourd'hui la bataille anti-kilos se gagne en faisant triompher sa raison et sa volonté. Ous les grands spécialistes de l'obésité sont d'accord : il n'existe pas de traitement stan- dard, ni de régime miracle pour _l perdre durablement du poids, quelque soit son importance. Actuelle- ment de nombreuses équipes de cher- cheurs essaient de percer l'énigme de l'injustice devant les kilos. Et, au fur et à mesure qu'avancent leurs recherches, ils s'aperçoivent de plus en plus que tout se passe dans la tête. Pourquoi certai- nes femmes grossissent et d'autres pas, avec la même alimentation, le même nombre de calories?. Pour compren- dre, il faut savoir que dans notre cerveau se trouve l'hypotalamus, une sorte de métronome capable de comparer, trier, classer, associer les diverses informa- tions qui lui sont transmises par les neu- romédiateurs (substances chimiques qui jouent le rôle d'agents de liaison) et, en particulier, nos besoins de nos désirs de nourriture. Si une panne se produit dans cet 'ordinateur de la faim', elle dérègle les commandes de l'appétit et de la satiété, entraînant un excédent de poids. L'important pour rester mince c'est donc d'éviter la panne de ce que les nutritionnistes nomment le pondérostat (partie médiane de l'hypotalamus). Il fonctionne comme la tour de contrôle d'un aéroport. Des informations venues de partout y sont recueillies, vérifiées puis acheminées aux départs et aux arri- vées. Les incidents, les imprévus y sont normalement centralisés et réglés. Mais qu'un dérèglement de ce point névralgi- que intervienne pour diverses raisons (psychologiques le plus souvent), et nous voilà boulimiques, prêtes à tous les excès et toutes les compensations par la nourriture, sans aucun discernement. Parce qu'il y a, il faut le savoir, une grande différence entre la faim et l'appé- tit. La faim est un besoin vital de l'orga- nisme. Sensation complexe, elle con- cerne le niveau des stocks en glucose sanguin et en acides gras indispensa- bles ; elle intervient quand, dans le sang, le taux de ces substances diminue au-delà d'un certain seuil, entraînant un appauvrissement des cellules en élé- ments vitaux. L'appétit (et la satiété) sont, inversement, tout à fait subjectifs. Ils naissent à la vue d'aliments et s'avèrent justaucorps dorothée bis. Ceinture angelo tarlazzi. |
|
Si vous souhaitez utiliser le texte ou les images de cette page. Cliquez ici |
|
|
166 pages
1 à 100 SUIV >>
|





















































