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L'OFFICIEL DE LA MODE n°832 de 1999 / Page 228 / 229

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2014

Dremiers succès pendant ce temps, côté presse, on s'agite.

Jacqueline claude, journa- liste à l'afp, est présente lors du premier défilé.

Elle invite nombre de ses collègues à observer le jeune phénomène.

Catherine lardeur, alors rédactrice en chef adjointe à 'marie claire', se souvient : « je n'ai vu les défilés de jean-paul qu'à partir de 1979.

C'était dans le grand salon de l'hôtel intercontinental.

Je me rappelle juste de petites jupes courtes, mais je me suis emballée.

J'avais été suffisamment intéressée pour ne plus manquer une collection et pour avoir envie de le rencontrer.

Je les ai trouvés follement sympathiques avec francis, mais aussi profon- dément gentils et efficaces.

Ils fonctionnaient vraiment sans moyens.

Je demandais par exemple un jour qui était cet homme plus âgé que je voyais quelquefois dans un coin.

C'était le père de francis qui faisait la comptabilité.

» le même qu'on reverra quelques années plus tard sur les pubs de gaultier junior et qui défilera souvent pour la maison.

« c'était agréable ce côté familial et amical, et c'est aussi une force lorsqu'on débute.

» chaque saison, elle retournera contempler la col- lection sur cintres après le défilé afin de mieux comprendre le travail visionnaire du créateur : « un sang neuf et une modernité fulgurante que le magazine tentera de mettre en valeur, poursuit-elle.

Très vite, tout son vocabulaire était là.

Je me souviens d'une collection vers 1981, composée de petits trenchs biens coupés, de gabardines courtes, d'imperméables fermés par des attaches métalliques de cartables, de pulls marins, de jupes-trenchs, de kilts en jersey.

Des pièces que jean- paul continue à décliner sous des formes différentes de saison en sai- son.

» elle reconnaît là le travail d'un excellent tailleur qui sait donner le 'truc' en plus qui va démoder tout le reste.

Des créations à la fois modernes et simples sur des bases classiques : « c'est bête à dire, mais assez rare pour être souligné : ii fait des vêtements qu'on peut porter.

Jamais sinistre, il sait toujours les rendre vivants.

» une vingtai- ne d'années plus tard, catherine lardeur sera nommée directrice du département couture gaultier paris.

En 1980, afin de répondre aux demandes croissantes, donald, qui don- nait déjà un coup de main à la régie et à la scénographie des premiers défilés, intègre la maison au service de presse.

« je ne pensais pas du tout travailler dans la mode, indique-t-il.

Après des études de théâ- trologie, je me destinais à la mise en scène.

Ma maîtrise sur la 'flûte enchantée', de mozart, m'avait permis de faire plusieurs stages comme assistant metteur en scène, dont un avec karl boehm pour son dernier spectacle à l'opéra.

Mais pour diriger, il faut aussi savoir jouer, et je n'étais pas un très bon acteur.

» chez gaultier, son département drai- nera à peu de frais plus de parutions que les plus grosses campagnes de publicité du secteur.

Après avoir occupé d'autres fonctions au sein de la société en plein développement, il devient directeur général de cette entreprise atypique en 1983 puis président du directoire en 1990.

Il est également, depuis trois ans, président de la chambre syndicale du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode.

Un poste qu'il quittera en 1999, sans pour autant cesser d'intervenir en éminence des prochaines évolutions de la mode parisienne.

Après lui, karl heinz, frédérique lorca puis lionel vermeil géreront le service de presse du créateur.

Le parcours de ce dernier est aussi aty- pique que celui de son prédécesseur.

« en 1986, la mode, je ne savais vraiment pas ce que c'était, se souvient lionel.

Depuis tout petit, je me destinais à devenir chirurgien cardiaque, mais la physique n'étant pas mon fort, j'ai entrepris par hasard des études de marketing et publicité, vite décevantes.

Ensuite, je suis devenu liftier à la tour eiffel.

Un jour, en regardant une émission de dechavanne à la télévision l'après-midi, je tombe sur jean-paul.

Je ne savais même pas s'il présen- tait des modèles, mais je comprenais ce qu'il disait, sa vision, son interprétation des choses.

Instinctivement, je lui ai envoyé une lettre - sur un parchemin - afin d'obtenir un stage au service de presse.

J'y énumérais longuement tout ce que je ne voulais surtout pas faire dans la vie et terminais par ma demande.

Avec mes dates de congés annuels!».

Et peu après, avant le défilé masculin, on fait appel à lui.

« les premières semaines, j'ai dû jongler entre les ascenseurs du monu- ment et le service de presse le plus couru de paris.

» aujourd'hui, quatre personnes travaillent à plein temps au service de presse.

Ici, tout le monde fait tout : des sorties de vêtements pour les magazines à la production des défilés.

Chacun décroche le téléphone et doit se tenir au courant de tout ce qui se passe.

Jean-paul vient sou- vent dans ce vaste espace du faubourg saint-antoine, pour rencontrer des journalistes bien sûr, mais aussi pour s'informer des projets de rédactionnels, se faire préciser les noms des rédactrices qui réalisent les shooting, etc.

A l'heure de notre passage, la réplique du défilé cou- ture gaultier paris, se préparait à new york.

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