L'OFFICIEL HOMME 2 n°22 de 2011 / Page 52 / 53
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2013
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Par alix o'byrne david hockney « fleurs fraiches » jusqu'au 30 janvier, fondation pierre bergé yves saint laurent, paris rt 1 4 agend' 2 après une absence de plus de dix ans, l'artiste anglais revient exposer à paris un grand nombre d'oeuvres récentes réalisées sur ipad et iphone. Hockney travaille directement sur l'écran de l'appareil, notamment à l'aide de l'application brushes, et crée des dessins, natures mortes et autoportraits lumineux et colorés. Ses images ayant initialement été conçues pour être adressées par mail à des amis, hockney enverra ponctuellement de nouvelles « fleurs fraîches » à la fondation pendant toute la durée de cette expo innovante qui devrait, après paris, entamer une tournée internationale. Mondrian/ de stijl jusqu'au 21 mars, centre pompidou, paris le centre pompidou présente en parallèle l'avènement du mouvement de stijl au xxe siècle et les travaux de sa figure emblématique, mondrian, réalisés à paris entre 1911 et 1938. Pluridisciplinaires, les productions du stijl se caractérisent par un usage strict des couleurs primaires et des aplats de blanc et de noir, outrepassant les cloisonnements traditionnels entre arts majeur et mineur. Cette approche croisée dévoile les sources de ce mouvement notamment initié par mondrian, retrace le parcours de ce dernier et reflète le bouillonnement artistique qu'il a engendré. Valérie belin «black eyed susan» jusqu'au 27 janvier, galerie jérôme de noirmont, paris l'artiste poursuit ses investigations sur la nature composite de la photo au moyen d'une série où des visages de femmes se mêlent de manière quasi-fusionnelle à des bouquets de fleurs. La photographie s'affranchit ici d'un rôle de représentation du réel. La technologie, permettant de concevoir des images irréelles, devient le sujet même de la création : femmes comme fleurs ont un statut identique de pur décor. Avec cette expo, valérie belin poursuit donc sa quête « surréaliste » autour de cette nouvelle hybridation du médium photographique en repoussant encore les frontières de la création. 6 7 50 3 1 - andré kertész, piet mondrian dans son atelier, 1926 © ministère de la culture, médiathèque du patrimoine, dist. Rmn © andré kertész © rmn. 2 - valérie belin, choisya mexican orange blossom © valérie belin. Courtesy : galerie jérôme de noirmont, paris. 3 - john baldessarri, the giacometti variations (détail), 2010, courtesy : john baldessarri et fondazione prada, photo : roberto marossi. 4 - © kim schoenstadt. 5 - georges vantongerloo, composition, 1917-1918, huile sur toile © adagp, paris 2010, courtesy : centre pompidou, musée national d'art moderne, paris, dist. Rmn, photo : philippe migeat, centre pompidou. 6 - takashi murakami © takashi murakami. 7 - theo van doesburg, hans arp et sophie taeuber-arp, l'aubette, strasbourg, 1928, vue du cinéma-danse la haye, rkd (netherlands institut for art history) © adagp, paris 2010. 8 - ari marcopoulos, untitled, 1993 © ari marcopoulos. 9 - david hockney, untitled, 16 june 2010, ipad drawing © david hockney. John baldessari « the giacometti variations » jusqu'au 26 décembre, fondazione prada, milan 5 c'est un projet intrigant que nous présente l'artiste john baldessari, inspiré de l'art du sculpteur suisse alberto giacometti. L'artiste américain a habillé et paré de divers accessoires plusieurs sculptures de 5 mètres de haut, évocatrices des personnages disloqués que giacometti aimait tant. L'expo pourrait également être vue comme un défi lé de mode, quoique statique, renforçant le dialogue entre l'art et la mode. En 2009, la biennale de venise a récompensé l'ensemble de l'oeuvre de baldessari en lui décernant son lion d'or. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des représentants les plus en vue de l'art conceptuel américain et l'artiste le plus influent de sa génération. Venice artists from the to now jusqu'au 15 janvier, espace « design loves art », au pacific design center, los angeles pour l'ouverture de son espace au « design loves art » du pacific design center, la galerie here is elsewhere explorera la scène artistique de venice beach, des années 60 à aujourd'hui. On y retrouvera notamment des oeuvres d'elsa randy, robert graham, emily smith, sur de nombreux supports : vidéos, peintures et installations. Cette première exposition retrace la naissance d'un mouvement loin de tout conformisme et relie de nombreux artistes installés en californie. Takashi murakami jusqu'au 15 janvier, galerie gagosian, rome murakami dévoile ses deux nouvelles peintures lors de sa première exposition en solo à rome, à la galerie gagosian. Ces deux fresques de 18 mètres de long, intitulées dragon in clouds red mutation et dragon in clouds indigo blue, s'inspirent d'une large palette d'influences, des symboles religieux japonais au jeu vidéo blue dragon, très populaire au japon, et explorent la mythologie traditionnelle nipponne en apportant une nouvelle dimension au travail de l'artiste, qui rappelle le lien intrinsèque entre l'art et le psychisme. |
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