L'OFFICIEL HOMMES n°60 de 1986 / Page 12 / 13
TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2013
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Us pieds dans ie char par guy monrealn los angeles ; le nouveau redford - yanou's choice ; les stars - gène wilder-caryen ; la soirée 'blanc et or' - polo ; la coupe plaza-athénee - festival de deauville' nostalgie et fétichisme - parfum borsalino ; chapeau!- harry winston ; diamant sur le toit du monde - rue royale en fête : de la marine d'hier a la coupe de l'america 1987 - la mamounia new look - anconina-boujengh : fin de tournage - trophée lancome ; une affiche de mathieu - burberrys - courrèges-hommes - le salon d'automne. Flashs, hordes de manne- quins déboulant des podiums, centaines de journalistes venus du monde entier tricotant fébrilement du stylo : l'espace d'une semaine, paris était cet automne la mecque de la mode masculine à l'occasion des collections printemps-eté 1987 qui n'ont plus aucun complexe à avoir face à leurs consœurs du sexe opposé. Un évé- nement médiatique. Et un phéno- mène de société. Il faut dire qu'il ne s'aqit pas d'une petite affaire : l'in- dustrie de l'habillement masculin emploie en france 83 000 sala- riés et a réalisé en 1985 un chiffre d'affaires de 17,2 milliards de francs. Et désormais, se 'saper' pour un homme n'est plus une qaminerie. Même si, à notre grande confusion on apprend que la garde robe des français est ridicule à côté de celle des allemands, et des italiens. Qu'un pardessus nous fait neuf ans quand belges et américains n'hé- sitent pas à les balancer au bout de cinq ans. Et qu'on ne jette un bla- zer bouffé aux coudes par la lustrine (10 ), à savoir les branchés, les hommes des bois (14 ), à savoir les kamikazes des puces ou les shé- rifs en pantoufles (34 ), à savoir les conformistes. Une lutte au som- met avec des armes qui étaient tan- tôt la présentation classico-chicos dans les locaux de la maison. Et tan- tôt des présentations fastueuses dans des lieux insolites, avec con- cours d'attractions et autour du podium des distributions mondai- nes à l'usage des médias. Comme nikos dont les sous-vêtements macho-bobo détonnaient sur fond de stuc et d'or du musée jacquemart-andré. Comme lanvin chez qui des champions de judo et d'arts martiaux comme thierry rey soulignaient l'inspira- tion 'banzai!' de la collection. Cok- des beaux-a ils : à l'issue de la présentation de la collection printemps-eté 1987 de christian dior monsieur, m. François léo- tard, ministre de la culture et de la ( communication entouré de m. Bernard arnault, p-d-g de la
su* Lian pior, dominique m< >/'/[. '///, créateur de la ligne christian dior monsieur, triom- phant et marc bohan. Qu'au bout de huit ans quand l'ita- lien s'en est déjà séparé depuis qua- tre ans et l'anglais depuis un an. La honte!Contre laquelle va lutter une campagne de pub agressive sur le thème : 'changez-vous, ça change tout'. Et que semble démentir ces fameuses collections qui viennent de se dérouler avec un faste qui devrait se révéler payant. A l'affiche, les stars de la profes- sion : issey miyaké, angelo tar- lazzi, paul smith, hermès, kenzo, jeff sayre, jean-charles de castelbajac, christian dior monsieur, rodier, adolfo dominguez, comme des gar- çons, cerruti, claude montana, jean-paul gaultier, lucien fon- cel, yamamoto, pierre balmain, marithé et françois girbaud, lanvin, courrèges homme, christian dior monsieur : le cérémonial des collections. Comme courrèges qui ne présen- tait pas traditionnellement mais donnait une 'courrèges-party' en tenue de fête au pré catelan. Comme egon de furstenberg, frère d'ira, qui conviait à dîner sur l'esplanade du trocadéro face à la tour eiffel illuminée. Comme kenzo qui accompagnait sa pré- sentation de musique de superpro- ductions hollywoodiennes et rece- vait sous les yeux de paloma picasso, bettina et tan giudi- celli le 1er prix lui de la mode mas- culine. Comme christian dior monsieur qui dans le cadre superbe de l'école des beaux-arts assurait le triomphe de dominique morlotti avec un 'max' de manne- quins, un 'max' de tenues super- bes et un 'max' de célébrités, de françois léotard ministre jeune premier à tony curtis déguisé en vieux rocker. De la mode-spectacle pour futur client-play-boy-star. Monsieur carven, francesco smalto, givenchy gentleman, hanae mori, beretta, louis feraud, thierry mugler, ted lapidus. Tous présentant, dans leur style propre, des collections bourrées d'inventions et de créati- vité dont nos pages mode sont le miroir. Tous essayant de séduire un des cinq types de français dégagé par une récente enquête : les ambassadeurs (25 ), à savoir les classiques, les brummel, (17 ) à savoir les dandys, les arlequins collections masculines : allez vous rhabiller. I m 'y*j elles marchent au quartz. Terrai1!10 pour que vive la légende. |
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