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L'Optimum n°74 - 2005 - Page 20 / 21

L'OPTIMUM n°74 de 2005 / Page 20 / 21

TEXTE BRUT DE LA PAGE (c) Les Editions Jalou 1921-2013

page 1 culture-musique par thomas erber les premiers sont canadiens, évoluent vaguement dans la constellation de godspeed your black emperor et autres silver mount zion.

Ils se nomment mali- cieusement arcade fire et sont l'objet d'une fascination justifiée qui ne cesse de s'accroître.

Pour preuve, lors de leur der- nière prestation new-yorkaise si david bowie était dans la salle en sa qualité de prescripteur invétéré, c'est un autre david, byrne pour le citer, qui est monté sur scène pour clore un concert endiablé sur une reprise des talking heads!Et, il faut bien se rendre à l'évidence, ce buzz infer- nal n'est pas apparu en vain.

Car si leurs concerts sont marqués du sceau « à voir absolument », le rock magnétique de ces canadiens est aussi fascinant qu'insolite - sorte de croisement idoine entre les buzzcocks, dexys midnight runners et mercury rev.

Il s'impose sans vergogne comme l'une des plus belles recettes musi- cales de l'année.

Et s'apprivoise au casque - volume tiré vers le haut si possible.

Quant 20 le magazine de loptimum aux seconds, little barrie et anglais d'origi- ne, on pourrait penser qu'ils débarquent de l.

- même si leur disque est produit par un ecossais, en la personne d'edwin collins - tant leur soul-rock-garage imper- méable aux tendances du moment divulgue sa fougue musicale avec la véhémence d'un zeus envoyant ses éclairs sur ithaque.

On dirait que curtis mayfield a rencontré les ramones qui eux-mêmes auraient croisé jamiroquaï dans la cave d'un club underground.

Autant dire que les little barrie déchirent vraiment (le son de leur batterie y contribuant pour beaucoup) et qu'ils n'auront aucun mal à vous emporter dans leur tourbillon musical idéal pour vous donner l'envie de partir pour une virée nocturne dont l'aube sera l'unique point de repère terminal.

Arcade fire , funeral, i cd (merge records).

Little barrie, are little barrie, i cd (gnuine).

Wilty mason, « where the human eat », 1 cd (vir 'm) il y a le prénom willy et puis la pochette du disque, qui à eux deux pourraient faire penser que ce willy mason-là serait te fils d'un autre willy.

La musique de ce jeune promu, originaire de la très « hype » martha's vineyard où il séjourna toute son enfance auprès de parents musiciens, naviguant habilement entre rock percutant et country mélancolique ne devrait pas avoir de mal à trouver preneur chez tous ceux qui aiment écouter de la musique en voiture.

The frames, « burn the maps » 1 cd (anti-).

Il y a des groupes dont on écoute le premier disque et dont le premier mor- ceau nous met tout de suite à l'aise.

On sait aussitôt qu'on est tombé sur « un truc pas mal du tout».

C'est le cas des frames qui, pour la faire simple, se situent à équidistance de jeff buckley, radiohead et coldplay, autant dire qu'en termes de croise- ment musical on a rêvé pire.

The national «alligator» 1 cd (beggars banquet).

Autre découverte coup de co=ur du mois, bien que cet «alligator» soit leur ô' disque, le groupe the national et son rock tout droit sorti d'un marécage soyeux et servi par une voix de maître à laquelle il est impossible de ne pas succomber.

Les national signent ainsi un disque angulaire, ce genre d'reuvre qu'on réécoute en finissant par se dire immanquable- ment qu'elle ne vieillit pas, et que par la même occasion elle nous rajeunit.

Sautwiluams «seulwilliams » 1 cd (wichita/v2).

Engagé (il participe au mouvement not in our nomes), poète (il a déjà publié trois recueils de poésie), acteur (au sens propre du terme comme dans le film slam) phare de la scène arty new- yorkaise, rappeur hors norme (leader du mou- vement spoken word), saul williams peut à ta fois travailler avec rick rubin, mars volta ou le musicien avant-gardiste thomas kessler qui lui a écrit une symphonie sur mesure.

Saul a déci- dément plus d'une corde à son arc.

Comme le prouve ce nouvel album, dont la ferveur incen- diaire illuminera tous les esprits jusqu'alors rétifs à la puissance évocatrice de son travail violemment« addictif»!.

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